«La chambre des communes...s'emploiera à réaliser l'objectif d'éliminer la pauvreté chez les enfants au Canada d'ici l'an 2000».
(Cette résolution a été adoptée à l'unanimité par la Chambre des communes, le 24 novembre 1989).
Aujourd'hui, on compte 500 000 enfants pauvres DE PLUS.
(Projets 2000, Rapport 1997)
Les mythes au sujet de la pauvreté*
1. L'échec d'une personne mène à sa pauvreté.
Les hausses massives du chômage au Canada ces dernières années ne sont pas attribuables à l'incapacité des gens. Beaucoup de travailleurs ont perdu leur emploi pour des raisons indépendantes de leur volonté et ils ne peuvent pas trouver du travail parce qu'il se fait de plus en plus rare. Beaucoup de personnes reçoivent des prestations d'aide sociale parce qu'elles sont temporairement incapables de subvenir à leurs besoins,souvent en raison d'une crise personnelle ou économique qui ne dépend pas d'elles.
2. Les personnes pauvres ne veulent pas travailler.
En réalité, la plupart des personnes pauvres travaillent à temps plein ou à temps partiel, soit plus de 60 p. 100 des chefs de familles pauvres et plus de 70 p. 100 des personnes pauvres célibataires. Si nous examinons le nombre de personnes qui dépendent de l'aide sociale, nous constatons qu'environ 37 p. 100 d'entre elles sont des enfants. Un autre 16 p. 100 se compose de méres célibataires, dont un grand nombre ont des jeunes enfants à leur charge. Si nous étudions le nombre de bénéficiaires d'aide sociale, nous constatons qu'environ 24 p. 100 sont des chefs de familles considérés comme étant handicapés.
3. Les personnes pauvres ne paient d'impôts.
En Ontario, les personnes pauvres paient environ 160 millions de dollars en impôts sur le revenu. Parmi les contribuables, on compte également des personnes qui n'atteignent même pas le seuil de la pauvreté. En 1991, une mére célibataire avec deux enfants devait payer de l'impôt fédéral lorsque son revenu atteignait 11 601 $; un célibataire sans personne à charge devait payer de l'impot lorsque son revenu se chiffrait à 6,532 $. Bien que les bénéficiaires d'aide sociale ne paient pas d'impôts sur leurs prestations d'aide sociale, ils doivent néanmoins payer les taxes de vente, la TPS et les impôts fonciers. Les crédits remboursables réduisent les frais relatifs à l'impôts mais ils ne suffisent pas pour défrayer la totalité des impôts payés.
4. Les taux de prestations d'aide sociale sont trop élévés.
Tous les bénéficiaires d'aide sociale au Canada vivent sous le seuil de la pauvreté. Les taux de prestations d'aide sociale les plus élévés se situent encore à 20 p. 100 en-dessous du seuil de la pauvreté et les plus bas se chiffrent à 76 p. 100 en-dessous du seuil de la pauvreté.
5. Les personnes pauvres doivent apprendre des aptitudes à la vie quotidienne telles que l'establissement d'un budget.
Beaucoup de personnes pauvres vivent bien en-dessous du seuil de la pauvreté et elles doivent dépenser tout ou presque leur revenu pour leur subsistance. Toute personne qui réussit à nourrir et à vêtir une famille au moyen d'un revenu trés limité possède déjà des aptitudes à l'établissesment d'un budget.
6. Le système d'aide sociale abonde en escroquerie et en fraude.
Une étude menée par une entreprise nationale de vérificateurs a estimé que 3 p. 100 du budget d'aide sociale de l'Ontario est perdu à cause de la fraude. Nous avons lieu de croire que cette estimation peut généralement être appliquée à d'autres régions du pays. Par contre, il existe des études qui font état que la fraude au niveau de l'impôt sur le revenu est de l'ordre de 20 p. 100.
7. Les familles pauvres demeurent pauvres parce qu'elles ont trop d'enfants.
La plupart des familles pauvres n'ont aucun enfant ou elles ont un ou deux enfants. Seulement 15 p. 100 des familles pauvres ont trois enfants ou plus qui sont âgés de moins de 18 ans.
8. Tous les enfants au Canada sont assurés d'un bon départ dans la vie.
Des études récentes ont démontré des liens étroits entre la pauvreté et une mauvaise santé ainsi qu'un rendement scolaire déficient. Bien que le taux de mortalité des bébés parmi tous les groupes de revenus soit réduit de moitié depuis vingt ans, selon le recensement de 1986, le taux de mortalité parmi le groupe de revenus le plus bas est encore deux fois plus élevé. Il est plus probable que les enfants des famillies pauvres souffrent de problèmes de santé chronique comparativement aux autres enfants. Les pauvres sont presque deux fois plus aptes à laisser l'école.
9. Nous n'avons pas les moyens de mettre en place des programmes sociaux adéquats pour éliminer la pauvreté.
Selon le Produit intérieur brut (PIB) par habitant, le Canada es plus prospère que tous les pays européens. Cependant, par rapport au PIB, le Canada attribue moins d'argent à la sécurité et aux autres mesures de soutien de revenu (y compris les prestations de chômage et d'aide sociale) que la plupart des pays européens. Les pays d'Europe de l'Ouest tels que la France, l'Allemange, les Pays-Bas et la Suède, dont l'écononimie est semblable à la nôtre, ont refusé de tolérer des hauts niveaux de pauvreté familiale. Ces pays offrent un meilleur revenu et davantage de soutien à l'emploi pour aider les familles ayant des enfants.
Mythes et réalités sure les enfants de familles monoparentales**
1. Mythe : Il y a beaucoup de mères célibataires adolescentes.
Alors qu'il ya plus de mères adolescentes qui choisissent maintenant d'élever leurs enfants plutôt que de les placer en adoption, le nombre de mères adolescentes au Canada est relativement bas. Seulement 20 000 enfants, représentant un pour cent de tous les enfants canadiens, avaient une mère adolescente en 1994. Dans l'ensemble, les taux de grossesse et de naissance sont moins élevés aijourd'hui que dans les années 1970.
2. Mythe : Les familles monoparentales ont davantage d'enfants que les familles biparentales.
C'est l'inverse. La moyenne du nombre d'enfants dans les familles monoparentales était de 1,1 en 1995, par rapport à 1,4 enfants dans les familles biparentales.
3. Mythe : Toutes les mères monoparentales dépendent de l'assistance sociale.
Dans les familles monoparentales, plus de la moitié des enfants de moins de 18 ans sont élevés par un parent étant sur le marché du travail, dont 46 p. cent avaient un emploi à temps plein et 15 p. cent un emploi à temps partiel. Cependent, les familles monoparentales ayant de jeunes enfants dépendent plus largement des programmes d'aide sociale. Plus de la moitié des adultes avec des enfants à charge de moins 12 ans ne travaillent pas.
Sources :
* Organisation nationale anti-pauvreté
** La progrès des enfants au Canada 1997-Conseil canadian de dévelopment social
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